lundi 19 novembre 2007

Un fou à lui-même 3 - Les chaussettes légères

C'est un constat triste que m'a amené ce soir une simple marche dans le froid. Aujourd'hui, je n'écris plus beaucoup, non pas parce que je vais bien, mais bien au contraire, parce que je vais infiniment mal. Et paradoxalement, ce n'est pas tout à fait la vérité car, comme à chaque fois que mon esprit doit affronter une vérité/épreuve qu'il ne peut accepter, il s'auto-mutile, se suicide. Mon esprit est en train de mourir pour laisser place à un nouvel esprit. Même âme, esprit différent. Pourquoi ? Parce que ce nouvel esprit, n'a pas à affronter ce que l'ancien a affronté. Le nouvel n'aura pas à guérir les plaies de l'ancien. L'oubli, que je hais, ici trouve ma solution, l'oubli du passé, le déni de mes actes et de mes choix... Mais chaussettes trop légères. Comme elle, mon esprit est trop faible. Ce soir il faisait froid, j'ai lu/rien fait toute la journée, enfin de 12h42 à maintenant. Pourquoi ? Même question, même réponse. Ne pas affronter mon esprit. Écrire ? Oui, pourquoi pas, mais sur quoi ? Je sais, je sais, « nuits », l'épisode 3 qui traîne comme son grand frère. Allez, demain entre midi et deux. Mais bon, je ne promets rien. Alors finalement je décide de travailler sur un de mes programmes, sujet qui m'ennuiera bien vite malheureusement. Mais avant cela, j'ai prit une douche et je suis sortis. Je suis sortis car j'avais l'impression d'étouffer. J'ai gravé en lettres de sang ma volonté dans les murs, j'ai enfilé mon manteau et je suis sortis... Parce que j'avais entendu la pluie. Que j'avais envie de sentir la pluie sur mon visage.
Je suis sortis, la nuit avait déjà recouvert le ciel de sa couleur. Immédiatement, le froid perça mes joues de ses lances. Je resserrais sur moi mes vêtements et me lancé dans la rue déjà désertée. Trop glaciale certainement. Je n'ai malheureusement aucun bonnet à me mettre sur la tête, mais en fait, pourquoi malheureusement puisque je prends plaisir à sentir la pluie, malgré sa température hivernale, couler de mes cheveux sur mon visage. Par bonheur, il n'y a pas de vent et donc la marche, passé les premières minutes assez pénibles, se fait agréable et l'absence d'autres « humains » propre à la réflexion. J'avance donc, seulement protégé de ma veste et d'un pull dans la nuit et le froid, et presque immédiatement je comprends à quel point l'humain est égoïste... Le comprendre ? Non, pardon, je m'en rappelle. A commencer par moi bien sûr, mais je ne m'épancherais pas plus sur le sujet, des enfants pourrais me lire (blague à part, c'est un sujet que je n'aborderais plus jamais ici). C'est triste de voir que je porte des chaussettes légères, en plein « hiver » (ou assimilé du fait de la température) et de me rendre compte que, même si je ne suis pas un extrémiste du chauffage et que je reste assez habiller chez moi pour éviter toute dépense inutile, mon premier acte quand je rentrerais chez moi, sera d'allumer le dit chauffage. Bon bien sûr, uniquement dans la pièce où je me trouve – et je me rends compte, parallèlement à l'écriture de ces lignes que ce n'est pas le cas en cet instant, quel imbécile je suis – et avec modération – mais là la touche est sur « Max ». En France nous sommes 60 millions (grosso-modo) et si j'exclus quelques fous extrémistes et quelques SDF (qui part voie de conséquence n'ont pas accès au chauffage) et que je me remémore la frillosité d'une de mes « ex », je me rends compte d'un double problème. Premier problème, l'honteux enrichissement d'EDF, mais à la limite ça je m'en fou. Deuxième problème, la sur-consommation énergétique et par voie de conséquence la pollution, bla bla bla et un peu plus loin, la destruction de notre monde civilisé. Bon bien sûr, je te vois déjà, ô lecteur, secouer la tête en te disant, « j'aime bien avoir chaud chez moi et c'est pas une paire de chaussettes qui va changer le monde »... Juste, ô lecteur, nous nous disons tous cela... Seulement prends 60 millions de paires de chaussettes... Ou plutôt 3 milliards (excluons les pays chauds et les nombreux qui ne peuvent s'acheter de chaussettes donc qui ne peuvent pas payer le chauffage, donc qui ne nous pose pas de problème)... Au final, un paire de chaussette prend toute sa valeur pour la planète (au même titre que ma douche, moi homme qui ose dire qu'il ne prend pas de bain... Mais qui marmonne pas trop fort avouer aimer le plaisir de sa douche bien chaude). Bref, de bref, je ne me serais promené qu'un quart d'heure en tout et pour tout. Mais le froid aura eu un effet bénéfique sur ma cervelle endormie. Je suis donc rentrais, j'ai allumé le chauffage, j'ai baisse de « Max » à « 5 », j'ai gardé mon pull et mes chaussettes, je n'ai pas allumé la télé en arrière-plan pour me tenir compagnie et j'ai ré ouvert mon livre (Ndr : « Le mystère des Dieux » de Werber qui après un début assez ennuyeux vient d'entrer dans une phase qui m'intéresses beaucoup plus, j'espère une belle fin, malgré les dires de mes amis) et j'ai lu dans le silence et une « petite » chaleur... Vous l'aurez compris, je n'ai pas grand chose à dire si ce n'est vous faire par de cette morale.

« Achetez des chaussettes pour la planète »

--- Eleken,
En pull, affrontant avec joie et résignation
le froid et les grèves des privilégiés sur les non-privilégiés
(ps : avant de hurler, merci de prendre en compte mon état de fatigue et mon mal aux pieds après plusieurs jours de marche et de "sardinage" dans les trains
ps2 : se rappeler aussi ma tendance à la provoc' et au 3e degré ;o))

mercredi 14 novembre 2007

La citation du jour

"A mourir plutôt que vivre,
autant vivre à en mourir... "



--- Eleken,
Dans le brouillard et le froid,
Je ne m'approche pas de crainte de la morsure.

lundi 12 novembre 2007

Nuits, épisode 2

L’atmosphère s'emplit d’une odeur nauséabonde de souffre. Signe que j’ai raison de m’inquiéter. L’un d’eux est là, il approche de moi, plus que quelques secondes et il sera sur moi. J’entends, partout dans le bois, la fuite éperdue des animaux qui cherche à lui échapper… Je sais que ceux qui ne seront pas assez rapide mourrons de son aura maléfique. Déjà, une pluie d’épines s'abat des sapins qui m’entoure dans la neige éclatante. Les arbres, pareil aux animaux, subisse l'effet du méphitique qui approche… Les plus jeunes mourront à n’en pas douter.

A quelques mètres devant moi, le tronc d’un pin rompt sous le poids de ses branches et s'abat sur le sol, envoyant une ondée de poudreuse dans les airs. Accroupie, j’attends qu’il approche, tous mes muscles tendu à l’extrême, prête à l’affronter. J’entends maintenant très bien ses pas lourds qui sifflent dans la neige qui se transforme immédiatement en vapeur à son contact. L’air s’alourdit de toute cette eau qui forme de petites gouttelettes au contact de ma peau. Je distingue enfin sa silhouette dans le brouillard qui l’entoure. Il ne cherche pas à me prendre par surprise, il avance, droit sur moi. Il est énorme, au moins trois mètres, mais c’est difficile a estimer, il avance sur ses quatre pattes. Sa démarche, son attitude, tout respire la puissance. C’est un ancien. Il est venu pour moi c’est certain, ce n’est pas un hasard si je rencontre ce soir un ancien dans ce bois. Son maître veut en finir avec moi. L'atmosphère déjà pesante se fige dans la menace aiguisée de l'attaque imminente. Même si je ne vois que son ombre, je sais qu'il me jauge de sa position, préparant son attaque bestiale. Il sait qu'il n'a pas le droit à l'erreur. S'il me rate, alors je le tuerais. Si son attaque échoue, il sait qu'il n'aura pas le temps de se retourner pour me porter un second coup, je ne lui laisserais pas cette chance.

Même le vent s'est arrêté pour observer le combat qui se prépare. Plus aucun souffle ne vient animer les branches au-dessus de moi. S'il reste un animal qui ne s'est pas encore enfui, il se terre dans la neige et ne fait pas le moindre bruit, au risque d'attirer la mort sur lui. Le méphitique ne bouge pas et seul sa respiration rauque et lente me parvient. L'éclat de ses yeux brun-rouge traverse la vapeur à l'occasion d'un éclaircissement propice. Il va attaquer, il a finit de m'observer. Bien que je ne le vois pas, je sais qu'il tend tous ses muscle en vue de fondre sur moi. Il souffle et frappe le sol de son bras comme le taureau qui s'apprête à charger. Je reste dans ma position, accroupie, ne faisant pas un geste, la main posé sur le pommeau de mon épée, attendant de voir ce que va faire mon adversaire pour choisir une approche. L'air est maintenant chaud et vicié de souffre. Tous les arbres autour de moi ont perdu le vert de leur parure et arborent désormais une robe brune de mort. Le seul autre son qui m'assaille et celui de mon coeur qui cogne de plus en plus fort dans ma poitrine, car malgré l'apparente immobilité que je montre, je redoute ce premier combat. Cela fait longtemps que je n'ai pas combattu et un ancien est toujours un risque énorme, même pour moi qui ai survécu tous ces siècles à la pestilence de leur espèce. C'est cet instant que choisi cette abomination infernale pour attaquer. Il fonce sur moi... Droit sur moi, aussi vite qu'il le peut. Je suis surprise par cette méthode qui me paraît bien peu réfléchis pour un ancien, mais reste sur mes gardes. Je le laisse approcher. Il court sur moi avec fracas, renversant les arbres, brisant les branches, labourant le sol sur son passage. J'attends le dernier instant, guettant l'attaque surprise qu'il pourrait me lancer. Je prends garde à sa bouche qui pourrait répandre sur moi un flot enflammé, je fais également attention aux crêtes de ses épaules dont il pourrait se servir pour m'empaler. Deux mètres, il n'est plus qu'a deux mètres et rien ne semble se préparer. Un mètre, un peu moins, c'est le moment. Je suis surprise de ne voir aucune autre tentative que sa course dans son attaque mais je peux maintenant esquiver sans risque. Il ne pourra pas dévier sa course ou ralentir pour me contrer. A l'instant où je passerais derrière lui, il sera mort. Je saute par-dessus lui, vrillant mon corps pour éviter une éventuelle ultime charge de griffes. Je m'élève au-dessus de lui à presque six mètres. Je le vois en dessous de moi qui continu sur quelques mètres en tentant de ralentir pour se retourner. « Trop tard », murmurais-je. Mon corps continua de pivoter sur lui-même, je retomberai sur mes pieds dans deux secondes et porterais le coup fatal dans son flanc qui sera offert par sa perte d'équilibre... Mais... Une masse énorme se dirigeais sur moi à grand vitesse, dans les airs comme moi... Un deuxième méphitique caché derrière le premier a sauté vers moi. Caché par l'ancien, je n'ai pas pu voir ou déceler la présence de ce deuxième plus petit. Je comprends en une fraction de seconde que c'était là le but de l'attaque de l'ancien. Me cacher la présence de cette autre bête... Et la raison de son attaque si directe est maintenant évidente... Il savait que j'allais attendre le dernier moment pour l'esquiver et que j'allais sauter par-dessus lui... En plein dans la trajectoire du second qui se rapproche de moi à toute vitesse. Ses griffes, sa mâchoire de prédateur se rapproche de moi, et je ne peux rien faire pour l'éviter, mon corps continuant sur la trajectoire que je lui ai imprimé... Trop tard... Je n'avais pas était assez vigilante... Trop tard...

--- Eleken,
Mais que va t-il donc arriver à notre héroïne,
qui sont les méphitiques,
survivra-t-elle à l'attaque ?
La suite au prochain épisode ;o)

dimanche 11 novembre 2007

C'est une maladie la tecktonik ?



... Moi, la seule vrai question que je me pose c'est... Où est-ce qu'elle a mal, j'ai pas compris :-|

--- Eleken,
De retour de crémaillère :op

jeudi 8 novembre 2007

le massacre d'Albert Croyant

J'habite une petite ville. Et comme toute les petites villes, celle-ci à sa petite histoire. C'est cette histoire qui m'a amené ici. C'est cette histoire qui m'a poussé à chercher... C'est cette histoire qui a détruit ma vie.

J'écris ce soir, mais c'est la main d'un mort qui parle. Je vis, mais je ne suis pas vivant. Le temps pèse sur moi comme le ciel sur les hommes. Et bientôt la mort viendras... Bientôt la mort me prendra, et me libérera d'eux. Depuis que je les ai découvert, ils me pourchassent sans relâche, nuit après nuit, dans mes songes, dans ma tête. Ils sont là. Ils grattent... J'écris ce soir, pour ne pas dormir, pour ne pas sombrer, car je le sais, cette nuit, ils reviendront, et cette fois, je ne pourrais pas leur échapper. Alors j'écris, mes derniers instants, mes derniers espoir. Et quand la fatigue sera trop grande, alors j'ouvrirai le flot de mon sang, je libérerais mon fluide de mes veines et je m'endormirais... Une dernière fois.

Ceci sont les premières lignes du texte de la 4ème anthologie dans laquelle je vais écrire dont le thème central doit être les chats à rendre pour février... Ce soir j'ai eu cette idée, j'espère qu'elle sera à la hauteur de la tache.

--- Eleken,
Et promis, nuits, épisode 2 arrivera à la fin du week-end.

vendredi 2 novembre 2007

Alien vs. Predator - Requiem

Ouh la vilaine bêbête !



© 20th Century Fox
Galerie complète sur AlloCiné


--- Eleken,
Pour ceux qui comme moi adore la mythologie Alien
(même si en soit je n'attends pas énormément de ce film)

Le chemin de Dieu

Le bien, le mal… Quel est mon destin ? Sous quelle égide suis-je conduit… Ange noir ou du ciel, ailes blanches ou sombres ? Quelle est ma voie en ce monde, quelle est cette voix qui en mon esprit tamponne ? La voix de Dieu ou celle du Diable persiflant dans mon esprit. Pourquoi est-ce que je me sens bien quand j’apporte aux autres du réconfort… Mais alors, pourquoi ressens-je tant de satisfaction dans leur remerciement, tant d’égoïsme qui en moi se heurte au bien, dans de volonté qui en moi se heurte au mal… Suis-je bon, suis-je mauvais ? Une question qu’il faut que je me pose, une question à laquelle il faille que je réponde sans faillir… Il en va du prix de mon bonheur… Faire le bien si telle est ma chair, écorcher par le mal si cela est mon cœur… Mon cœur, blessé, mourant, répandant sur le sol boueux de ma conscience son sang empoissonné… J’ai mal… J’aimerais me l’arracher pour ne plus avoir mal… Mais dans ce cas, je n’aurais plus de cœur, je ne ressentirais plus le bien-mal, je ne ferais que le comprendre… Suis-je encore un homme si je m’arrache le cœur ? Suis-je un démon ou un ange parce que je me pose la question ?... Perdu, ébloui par l’obscurité, je scrute les abîmes de mon esprit, espérant une réponse à ma vie, mais ne trouvant que la solitude et la souffrance… Ces sentiments et ressentiments… Auquel nous nous habituons bien trop vite… Ploc ploc… Le bruit des gouttes qui tombent… Ploc ploc… Le bruit du sang qui lentement s’écoule de ma poitrine, suit la courbure de mon ventre, passe sur ma cuisse, rejoint la chaise… Et tombe au sol, rejoignant la multitude de la flaque sans âme, rouge de haine, arrachant à chaque seconde un peu plus de vie de ce corps qui le mien… Quel est mon chemin ? Qui va venir me chercher quand mon cœur aura cessé de battre ? Qui seras-tu ? Il y eut les ténèbres, puis il y eut la lumière… Mais s’il n’y avait jamais eu de lumière… Alors les ténèbres ne me feraient pas peur.


--- Eleken,
... Ce que tu m'as fait endurer ces derniers jours,
Je ne pourrais jamais l'exprimé tellement
c'est immonde et inhumain...

lundi 29 octobre 2007

Citation du jour

"Parfois je me demande,
Si Dieu n'est pas comme nous avec les fourmis,
On les regarde travailler avec plaisir,
Mais en fait, on en n'a rien à foutre."

--- Eleken,
Moi, au regard de mon existence

dimanche 28 octobre 2007

Nuits, épisode 1

Chaque fois que je regarde la Lune, un frisson, froid et piquant, parcourt mon échine. Cette nuit est la pire du cycle… C’est la pleine lune. Depuis longtemps, les nuits claires comme celle-ci, je ne dors plus. Les oiseaux de nuit chantent encore leur refrain funèbre, c’est signe de calme. Le vent léger flirt avec mes cheveux dont le blond reflète la lueur des étoiles. Je songe, je pense, je me replonge dans mon passé… Un temps où j’étais une petite fille.
Mes parents étaient d’honnêtes paysans, travaillants durs à la tâche, les quelques hectares dont nous avions la charge. Notre seigneur, loin d’être un mécène, était un homme néanmoins juste avec ses sujets et veillait sur nos récoltes avec fermeté et bienveillance. Je me rappelle toujours de ce jour de printemps froid et pluvieux où il était venu sur son cheval, entouré de deux vassaux. Il était descendu lui-même et avait marché vers mon père qui tentait de faire avancer notre vieux cheval malgré la pluie et la boue. J’étais dans la charrette, très petite, intimidée par l’homme qui s’approchait, j’étais restée cachée derrière un sac. Notre seigneur avait salué mon père, lui avait demandé, comme à un égal, si le travail n’était pas trop dur, si la pluie n’était pas trop froide. Mon père lui avait répondu qu’une pluie n’était pas assez froide pour l’empêcher de faire son travail pour son seigneur. L’homme avait alors souri d’un sourire sans joie, une ombre au fond des yeux. Ses épaules s’étaient affaissées imperceptiblement et, curieusement, à cet instant je n’avais alors vu qu’un vieil homme et non plus mon seigneur… Il avait relevé la tête et posé une main sur l’épaule de mon père très surpris de ce geste. Et l’homme avait dit ceci à mon père : « Mon ami, ces quelques plants ne valent pas votre vie. Rentrez chez vous, n’attrapez pas la mort alors que vous ne pouvez rien contre le temps si Dieu a décidé qu’aujourd’hui, il ferait gris. Rentrez chez vous, peu m’importe que votre quota ne soit pas rempli à temps, je sais que vous êtes un loyal sujet. » Mon père ne sut que répondre, il bredouilla, puis enfin parut se ressaisir et remercia notre seigneur de sa sagesse et de sa bonté. Le vieil homme sourit et remonta sur son cheval avant de s’éloigner sans se retourner. Mon père ne dit pas le moindre mot en remontant sur la charrette et fit sortir le cheval du champ pour nous ramener dans la chaleur de notre minuscule chaumière. Ma mère fut surprise de nous voir revenir si tôt. Mon père ne lui raconta pas exactement ce que notre seigneur avait dit. Il se contenta de lui dire que nous étions heureux d’avoir un homme sage pour nous gouverner. Ma mère s’inquiéta néanmoins et mon père dut la rabrouer pour qu’elle cesse de poser des questions. Ce soir-là, nous avons mangé en silence, mais je me sentais heureuse. Plus tard, je me suis rendu compte que c’est parce que j’avais l’impression d’avoir gagné un nouveau parent par le biais de notre seigneur. L’image d’un grand-père sévère, mais bienveillant.
Les années qui suivirent, je n’avais jamais manqué de lui rendre respect à chaque fois qu’il passait par le bourg. La plupart du temps, il ne m’accordait même pas un regard, mais à deux ou trois reprises, il me sourit légèrement. Les années passèrent, je grandissais et passais de gamine à jeune fille, travaillant aux champs avec mon père, il ne se passait pas une semaine sans qu’il ne me dise à qu’elle point je devenais belle et qu’il me conseille d’être prudente avec les hommes qui pourraient m’approcher… En choisir un gentil, si possible avec une bonne dot… Remarque qui ne manquait jamais de faire rire mon père… Et qui me terrifiait en secret.
Quelle chose m’arracha à mes songes… Je scrutais l’obscurité, tendait l’oreille… Rien… Le silence… Quoique ce soit, quelque chose approchait. Tous les oiseaux du bois se sont tus à l’unisson. Un lièvre arrive sur moi, il court, comme si la mort était à ses trousses. Il dévie légèrement sa course en me voyant et passe à ma droite. J’aurais pu le saisir pour m’en nourrir si je l’avais voulu, mais je suis inquiète par tous ces signes de danger.
C’est l’un d’eux… Il approche de moi… Il sait que je suis là.

--- Eleken,
Voyons si je tiens le coup dans une écriture à épisode.
Je me suis donné comme objectif, 1 par semaine
(que je ne respecterais pas bien sûr ^^).
Et je vais être honnête, j'ignore complétement ce qui va suivre :o)
... Enfin presque :op

samedi 27 octobre 2007

Un fou à lui-même 2

Je m'extrais du sommeil, d'un cauchemar... J'ouvre les paupières, la fatigue les presse encore... Quelle heure est-il ? 15h58... Mon Dieu, où est passée l'heure écoulée... Me suis-je assoupis ? Vraisemblablement ? Une heure, une heure de mon existence encore s'est enfuie. Je cours après le temps, mais il est plus rapide que moi. Le médecin m'a prévenu pourtant, je dois dormir, reposer mon organisme, au risque de tomber de fatigue... Cela peut-être dangereux que cet homme m'a dit... Oui dangereux... Mais je ne peux m'y résoudre, j'ai trop à faire, trop à apprendre... Hier, j'avais cours, ce matin également. Normalement, mon vendredi est tranquille, seul, je l'occupe à rattraper ce que je n'ai pas eu le temps de faire dans la semaine. Mais avec ce cour hier, il m'a fallu rattraper après... Et ce sommeil qui me fuit, l'angoisse qui m'éveille... Non, mon lit ne m'attire pas. Jusqu'à 3h, j'ai écris, j'ai dessiné, j'ai regardé et pensé. J'ai conçu une nouvelle couverture pour le recueil « et si »... Hum, sera-t-elle prise ? Qui sait... Tu m'as convaincu que j'avais du talent... Je ne crois pas que tu ais eu tord.

Et ce matin, cours donc, dur de se lever, cinq heures de sommeil... Sortis à midi, j'ai flâné, pas beaucoup mangé et puis l'erreur ! Je me suis allongé, je me suis dis qu'un petit quart d'heure devant la télé ne me ferait pas de mal, détente et unauthorised-special-holydays-for-raining-day. A quelle erreur... Je me suis endormis, un sociopathe dans les bras de morphée... Morphée ! Tu donne des courbatures et tu fait pas du bien à mon tas de linge sur le canapé ! Bref... J'espère que ce sommeil ne m'aura pas trop privé... Peut-être me suis-je levé, peut-être suis-je sortis, peut-être j'ai tué et mutilé !?... Durant mon sommeil... Non... J'ai sans doute simplement rêvé... J'ai dormi voilà tout, j'ai perdu un temps précieux... Et maintenant, je me rhabille, je me lève, je dois aller faire des courses... Que de temps perdu... Marcher, sentir la caresse des gouttes sur ma peau... Que de temps perdu pour la raison et la science... Mais un temps beau pour vivre simplement.


--- Eleken,
Je sais. Passes un bon week-end :o) ...
Et puis ça fait du bien une bonne sieste de temps à autre,
Quand au réveil, le message est doux.
Dommage que je n'ai pas trouvé les mots pour répondre,
Mais je me veux rassurant et compréhensif (...)

vendredi 26 octobre 2007

Le non sens de la victoire

Regardez, jeunes gens, jeunes personnes, comme la victoire est futile en ce monde où la liberté n’est qu’un mot additionné aux autres pour mieux vous contrôler ! Nous sommes tous les rouages d’un système établi, sans capacité, sans possibilité d’y échapper… C’est le système même qui nous a enfanté, qui nous nourris, qui nous apporte le confort pour nos esprits limités. Ce système, cet ensemble de système, que ce soit la société, la gravité ou la créativité. Un homme (enfin celui qui le revendiqua) dit un jour, rien ne se crée, tout se transforme… Malheur sur moi, pauvre hère que je suis, pauvre imbécile… Je ne crée donc rien, je ne fait que retranscrire, reproduire, dissimuler derrière ma médiocrité ce qui a déjà été fait… Je ne suis donc pas un artiste, mais un simple copiste. Et la société ? Oui, me rebeller, bien sûr ! … Mais non, car vivre sans électricité, sans eau courante et sans aucun confort… Je ne le veux pas. Bien sûr, je suis un conformiste, je me conforme à ce que la société m’a appris à aimer… Et surtout à ce qu’elle ne m’a pas appris. Attraper un lapin dans la forêt, distinguer les bonnes des mauvaise baies, avoir un apport calorique inférieur à 800cal. par jour… Non, j’aime trop le gras pour ça… Et puis, où vivre lorsqu’on n’est pas dans la société. Société, monstre gluant qui recouvre chaque parcelle habitable de notre chère terre… Et la gravité… J’aimerais m’envoler, parcourir librement les airs, voler avec les oiseaux, sentir le vent couler sur mon corps… Mais je ne peux pas voler, je ne suis pas né pour voler… Alors voilà, on me parle de victoire, « oui tu as réussis dans ta vie », « regardes, tu as une bonne paye », « regardes, tu écris, tu fais de la guitare, bla bla bla »… Mais tout ça… Toutes ces victoires… Ce ne sont que de la poudre aux yeux… Enlevez le « v », ajoutez un grand « d » et vous obtenez ce que sont nos victoires… Un moyen de nous convaincre nous même du contraire de la réalité… Un moyen de voiler nos yeux d’esclaves.

Nous ne sommes pas libres.

--- Eleken,
Jamais je ne vivrais en homme libre,
tant qu'il me restera l'espoir,
de vivre en liberté.
Où es-tu partis ?

jeudi 25 octobre 2007

J'étais petit...

Quand j'étais petit, je croyais que les monstres existaient, je croyais que le père noël mangeait de la pogne avec mes parents le soir du réveillon, je croyais que les adultes savaient tout... Je croyais aussi que quand je serais adulte, la vie serait merveilleuse et que je pourrais réaliser mes rêves... Mais maintenant que je suis adulte, je m'aperçois que je suis un enfant, qui débarque avec ses rêves, plein d'images dans la tête, que les autres adultes envoies au peloton d'exécution, réflexe d'exclusion, "non toi et tes rêves, cela fait de toi un moins qu'humain, tu ne vaux rien"... Maintenant que je suis adulte, mes rêves se brisent un à un, le père noël n'existe plus, la vie et monotone, conditionnée, obligée, cernée par un millier de règles ridicules... Ne pas parler quand il ne faut pas, ne pas dire honnêtement ce que l'on pense, ne faire ce qui ne se fait pas, ne pas s'habiller comme on a envie de s'habiller, ne pas penser ce que l'on à envie de penser... Ce monde m'étouffe. C'est étrange, j'ai l'impression de rédiger un testament, le constat de la misère de mon existence... Je me sens, comme un animal, un inférieur, brûlé par des règles que je ne comprends pas... On me dit que je ne suis pas méchant, pourtant on me fait du mal... Est-ce que j'en fais et qu'on ne me le dit pas ? Peut-être, sûrement, je préfère croire que je suis une ordure malsaine et un monstre plutôt que de croire que je puisse subir le mépris de ce monde pour la seul raison que je suis ce que je suis... Je croyais quand j'étais petit, que quand on voulait très fort quelques chose, et qu'on travaillait dur pour ça, on finissait par avoir la récompense de ses efforts... Je croyais en plein de choses merveilleuses... Je ne crois plus à rien, même pas en moi. Je me sens comme une coquille vide, privé de mon âme, de mon miroir qui m'aidait à avancer... Le meurtre de mon moi, voilà ce que j'ai fait, je l'ai fait il y a déjà quelques mois, quand la douleur fut tellement grande que je pouvais plus l'endurer... Alors je suis mort... Et depuis je pourris, je viens de le comprendre, je pourris... Et c'est parce que je commence à sentir mauvais que le monde me rejette... C'est donc ma faute... C'est ma faute... C'est mon propre sang qui est sur mes mains... Et pourtant, j'ai tout sacrifié, j'ai tout abandonné pour ce rêve... J'ai détruit l'essence même de mon âme pour trouver la force de surmonter l'insurmontable... Pour quel résultat ? Je suis mort. Je marche, je parle, je mange, mais je suis mort. Je n'en peux plus d'affronter comme ça chaque matin... Je suis à bout de souffle, en bout de course... Et je sens ce monstre rampant qui se glisse en moi, cette marée démoniaque... Le rideau se baisse sur mon meurtre... Quand j'étais petit... Je croyais que si ma vie était horrible c'était parce que je n'étais pas un adulte... Maintenant que j'en suis un, je vois bien, que c'est parce que... Je suis... moi-même...

Parce que j'étais vivant.


--- Eleken,
Je n'ai jamais eu ma place en ce monde,
*** pfff c'était quoi cette phrase de fin minable.
Par contre il fait pas beau :o(
MAJ
Bon allez, 12h38, je m'accroche, je remonte la pente, je m'accroche aux branches, je placarde un joli sourire de fête sur mon visage et je vais marcher dans la rue... Et respirer, voir si je peux survivre... un :o) pour essayer...

mardi 23 octobre 2007

Le test psy du soir


Voilà ce qui arrive lorsque que j'accepte de me soumettre à un test psy le soir... Je découvre des choses et d'autres... Que je ne découvre pas.

Alors en vert est la forme initiale. La consigne était simple, compléter chaque dessin (en tout 6) à partir de la forme de base et y rajouter 2 adjectif... Je me prête tranquillement au jeu et je découvre à la fin que ces cases représentent (ligne à ligne) ma perception de "moi","mon avenir", "mes amis", "ma maison", "ma sexualité" et "ma mort".

Alors je découvre que je vois mes amis jeunes et timide, mon avenir beau et chaud, ma maison réconfortante (et aussi chaude)... Jusque là, tranquille...
Ma mort : volante et fraîche... Apparemment je vais me jeter dans le vide un jour d'hiver
Ma sexualité : complexe et intelligente... Heu, ma sexualité est sans doute complexe, ça je l'accorde, pas sur quelle soir vraiment intelligente :oP
Enfin, le dramatique... "Moi"... Rigolo (bordel de putain de merde, je suis pas rigolo, je suis chiant comme le blé qui pousse !!!) et sournois (bordel de putain de merde bis... Je sais pas quoi dire... ça veux dire quoi sournois en plus !? Snif...)... Bref... Catastrophique pour le moral cette connerie...

--- Eleken,
A 26 ans, apparemment au moins j'ai foi en mon avenir :oS

Dans la chambre

Elle s’étendit sur le lit, cette sensation au creux de sa main, celle communiquée par le tisonnier, celle des os qui se brisent, du crâne qui s’enfonce… Une sensation chaude, qui lui picotait légèrement la main. Elle passa sa langue sur ses lèvres et ramena à sa conscience le goût cuivré du sang qui avait teinté son visage de rouge. Elle regarda le plafond, savourant chaque seconde la sensation qui se diffusait maintenant dans tout son bras. Aucun regret, aucun remord. Il l’avait mérité… La sensation atteignit sa poitrine. Elle esquissa un sourire et songea combien elle avait pu l’aimer avant de le haïr à ce point… Au point d’en arriver à cet instant, cette sensation, cet acte… Elle ne la senti pas. Perler au creux de son œil, couler le long de sa joue, se teintant de rouge… Cette larme, qui doucement coula...

--- Eleken,
Petit morceau un mardi midi

samedi 20 octobre 2007

Un fou à lui-même

Courir avec les mouches... Intéressante option, c'est la numéro 6, après mettre fin à mes jours ou me couper une oreille... Pourquoi ? Bah je ne sais pas, c'est ça qu'ils disent à la télévision. "Achètes le dernier truc pas trop cher mais pas gratuit, tu n'en as pas besoin mais avec tu es mieux"... Ah oui ? Zut alors dommage que je ne l'ai pas allumée aujourd'hui. Aujourd'hui je suis malade... Vous dites ? Ah oui étrange pour un grand gaillard comme moi de tomber malade, le week-end en plus pas de bol... C'est sûr que si je tombe malade le mardi, le mercredi je vais mieux... Là je suis tombé malade un vendredi soir, donc logique, soit je crève, soit je me bats et qui sait... Peut-être que lundi sera bien... Pas de bol, lundi c'est pas demain... En tout cas je suis vraiment malade... Plusieurs jours que j'avais mal à la gorge, voilà que je me suis réveillé ce matin avec le nez pris, un beau mal de gorge carabiné et un peu de fièvre... Un journée de rien donc... Ni une journée de pêche, ni de labour, ni de traite, ni de sème... Une journée dans mon lit, à compter le blanc de mon plafond en essayant de respirer... Pas facile... Je suis bien crevé... Faut dire, une journée en apnée, y a mieux pour se faire une santé. C'est pas comme si je savais ce que j'avais fait pour le mériter, ce que j'avais dit... Bla bla bla... Moi je sais pas... J'ai demandé au vieux Bob, mais la vieille barrique est restée assoupie sur son tonneau... A croire qu'il n'existe pas ce vieux Bob... Mais qu'est-ce que j'en sais moi... Ce qui est sûr, c'est que j'ai un texte à rendre demain soir, dernier délai... Misère de misère... Alors demain, crève ou pas crève, je vais travailler, durement, pour finir ce texte... Bah moi ?... Ça va, ça va... Bon d'accord ça va pas fort non plus, mais bon fais avec... Non, aujourd'hui pas pleuré, pas très heureux, du mal à voir autre chose que ma petite misère mais je fais des efforts... Oui non là, je me remets, un bon chocolat chaud et ça repart... (Rire) Déconnez pas, je suis malade et en plus j'ai pas eu une semaine très sympa... Oui justement, j'ai connu meilleur pour le moral... (Rire plus bas) Non, non, merci... Bah attendez, moi je suis là, toute ma gentillesse en bandoulière et je me fais taillader ma bonne volonté à grand coup de réplique sarcastique... Alors bon, moi je suis un gentil, pas beaucoup de méchanceté en moi... Alors, ben oui, quand tu tiens à quelqu'un, forcément que ça te fait du mal... Enfin, je suppose que j'ai du merder quelque part, sinon ça n'en serait pas là... Que... Hein... Ah bon... Ben... A plus tard alors... (Pour lui-même) Même mon inconscient, je le saoule...

--- Eleken,
Je déteste être malade, mais moi et l'hiver,
ça fait longtemps qu'on à un compte à régler ;o)

vendredi 19 octobre 2007

Petite évolution

Je profite de cette "trépidante et heureuse soirée :oP" pour faire quelques modifications que je voulais faire depuis longtemps sur mon blog... En particulier faire en sorte que le nom de domaine soit définitivement http://www.okedomia.com et non plus http://okedomia.blogspot.com ... Sachez néanmoins que les anciennes urls fonctionnent parfaitement mais que vous risquez d'avoir des problème d'accès pendant environ 24h (une histoire de propagation DNS qui ne vous passionnera pas donc où je ne rentrerais pas dans les détails)

--- Eleken,
Bon le DNS c'est une histoire de chemin et de panneau en gros ... Vous vous en foutez, ok, j'arrête ;o) Plus de professeur ce soir... Sur ces entrefaites je vais me coucher, tenter de trouver le sommeil...

Un chat qui a besoin de marcher


--- Eleken,
Au sortir d'une semaine émotionnellement très dure...

Respires et ris...

La pluie dans mes cheveux,
L'orage dans mes yeux,
Les gouttes frappent mon visage,
Ce soir comme une image.

J'aime sentir le goût,
De la terre et la mer,
Qui en moi éclairent,
Ma vie, ma mort, un tout.

--- Eleken,
... que répondre à cela, non, pas un instant,
Parce que je suis exclu, mis de côté
et je me sens encore plus mal maintenant.
Si au moins j'étais cruel et malfaisant,
Mais je ne crois pas l'être...

jeudi 18 octobre 2007

Le rameau et l'augure...

Sur un tapis de fleurs,
J'ai déposé mes peurs,
Et j'ai versé mon sang,
D'un flot purifiant.

A l'automne, une graine a germé,
Traversant le sol, vers l'éternité,
Se nourrissant de mon être,
Elle grandit, un arbre à naître.

--- Eleken,
Journée étrange... Ni triste, ni heureuse...
La vie aujourd'hui s'est écoulée.

mercredi 17 octobre 2007

Sur une branche

Le vide, le manque... Ces sensations qui serrent mon coeur, qui broient mon âme... Sans cesse... Ne pas montrer, lutter pour faire façade... Mais pourquoi ? C'est tellement douloureux d'être là sans y être... Avant, avant je pouvais te voir, tu passais prêt de moi, sautillant en ma compagnie, parlant et riant à mon bras... Mais nous ne parlons plus et je ne suis plus que le pantin d'une existence étouffante. J'étais là plein d'espoir, plein d'attente et de cadeaux, j'ai fait ce que je pouvais, je me suis battu sans relâche dans ce but... Et quoi ? Je suis là, et je suis face à ce silence chaque jour... Tu ne viens plus, malgré mes bras accueillant, tu n'es plus là, malgré mes souhaits innombrable... Chaque jour, dans le vent, j'essuie, ici en secret, mes larmes d'une tristesse qui me noie. Certes, je ne le montre pas, je ne le peux pas, mais je suis brûlé par cette absence, ma poitrine se dessèche et me fait mal... Parfois j'espère un son, un murmure porté par le vent, un peu de réconfort... Rien ne vient... Et pourtant je suis là... Mais rien ne vient, que le vent froid et humide de l'hiver... Ce matin, comme chaque matin depuis plus de jour qu'il n'y a d'années dans un siècle, je t'ai attendu... Encore, emplis de l'espoir de te voir... Je suis là, pas très loin et c'est un enfer que je vis... Car le manque m'étouffe et le vide me tue... Car le manque m'arrache l'écorce et le vide ronge mon coeur... Car en moi coule le sang et un sentiment, que la volonté ne peux soustraire à mon âme...
Je sais que je ne suis qu'un arbre à l'écorce noueuse, et toi une belle hirondelle au plumage duveteux, mais chaque jour, quand tu te posais sur ma branche, que j'espérais, en secret, que tu m'aimais, que je savais en secret, que je t'aimais. Mais depuis que l'hiver est là, le froid et le vent, plus que mon écorce, frappe mon coeur. Où es-tu partie... Ma petite hirondelle ?

--- Eleken,
Improvisation à l'humeur du jour...
J'espère que des :o) viendront nourrir ma journée.