lundi 14 mai 2007

La guerre des Hemicrania - 1

Il rampait sournoisement sur le bois, son corps ondulant d’un coté puis de l’autre pour accompagner son mouvement. Ses multiple yeux lui permettait de voir dans toutes les directions, et si cela ne suffisait pas, ses sens télépathiques lui permettait de repérer n’importe qu’elle intelligence se trouvant à proximité, humaine ou animal. Et précisément, c’était une intelligence humaine qui l’attirait. Claire et précise elle évoluait à seulement quelques mètres sous lui. Le temps passa, la patience était le maître mot du maître. Il percevait en permanence ses ordres et les mouvements de ses autres membres via leur connexion mentale. L’hemicrania, de seulement quelques centimètres ressemblant à un immonde insecte surmonté de pics noir, s’approcha du bord de la poutre sur lequel il était monté. Il vit enfin, de ses yeux, la créature qu’il traqué et dont il sondait l’esprit depuis de longues heures. Cette dernière s’affairait juste sous lui. Il rampa sous la poutre, détacha ses pattes de devant du bois, n’étant plus retenu que par celles de derrière. Il visa patiemment, attendant que les oscillations de son corps cessent, et se laissa tomber…

--- Eleken, extrait de mon prochain projet

vendredi 11 mai 2007

La mort de…

C’est pourtant là monsieur l’agent, je vous jure, c’est ici… C’est ici que ma pauvre amie est morte, la vie s’en est écoulée et au ciel elle est montée. Mais je ne comprends pas, non je ne comprends pas. Pourtant c’est ici je vous le jure. Ici, entre le verbe et le cœur, que mon amie est morte. Elle n’avait pas d’adjectif assez beau pour la qualifier. Non pas que sa plastique fût parfaite, non s’en faut, mais pas quelconque. Une superbe succession de lettres avec phonème et sons chantants. C’était dans la beau de son regard, par les boucles et les droites de ses formes, que passait son message. A seigneur, maintenant que je l’ai perdu, je ne sais plus comment vivre, comment m’accorder, comment me compléter. Au diable les sujets, au enfers les verbes, si ce n’est mon amie, jamais plus je me laisserais fondre dans une phrase.

Ce à quoi l’agent orthographe répondit froidement que sans corps, le crime n’était pas avéré. Sans encre pas de mot, sans mot pas de mort. D’autant plus que le mot dont je lui parlais, il n’en avait jamais entendu parler… Quel étrange mot, quelle drôle de combinaison marmonnât-il seul dans sa barbe. Rouge, un bien étrange son pour un féminin.

--- Eleken,
A son inspiration essouflée.

mercredi 9 mai 2007

Le rêve est mort

Comme toute chose à une fin,
J’ai cessé de chanter ce refrain,
Celui de chaque jour d’été,
Laissant place à l’hiver givré.

Si la mort était une libération,
Mais ce sont des chaînes encore plus fortes,
Qui enserrent le cœur de ma passion,
Pour une raison, la vérité est morte.

--- Eleken, ci-gît le temps passé

lundi 7 mai 2007

...

Il y a des jours sans,
Où pour un instant,
Je souhaite mourir,
Plutôt que de périr.

Il est trop loin l'espoir,
D'un nouveau jour revoir,
Ce rire monter au ciel,
Et sentir ce goût de miel.

--- Eleken, vraiment un putain de lundi noir
:o(

...

Il fut un temps de rire,
Une minute de bonheur,
Il y faisait bon sourire,
Dans mon jardin, cette fleur.

Aujourd'hui je le sais,
Cet instant m'est volé,
Je ne peux que redire,
Sans espoir pourquoi vivre.

--- Eleken, face à La question existentielle ...

...

Quand petit à petit s'éfface,
Ce destin que je trace,
Il m'en faut du courage,
Pour ne pas laisser exploser ma rage.

J'ai de la misère dans le coeur,
Et dans mon âme la peur,
De perdre pour la vie,
Le partage de ton esprit.

--- Eleken, ... sud je vais bientôt revenir

...

Oyez le mensonge,
Vois comment je suis,
Je ne suis pas immonde,
Seulement ton ami.

Alors quand je me heurte,
Au mur des pleures,
Je n'aime pas ce que je ressens,
Un triste sentiment.

--- Eleken, jour de pluie

vendredi 4 mai 2007

Rêve un autre jour

L'enfer de l'immonde,
Se heurte à la folie,
D'une âme pour un monde,
Un souhait pour une vie.

S'il n'y avait la haine,
Peut-être pourrait-je croire,
Que n'existe la peine,
Mais ce monde est sans gloire.

--- Eleken, lisière de misère

jeudi 3 mai 2007

L'été approche

Sous couvert de fronde,
Je sais que j'aime ce monde,
Sa nature pittoresque,
Qui fait de ma vie une arabesque.

Je ne m'en plaints pas moins,
D'être seulement un homme,
Avec un coeur de môme,
Et un esprit au lointain.

Eleken, aujourd'hui c'est bien.

mercredi 2 mai 2007

La raison du Niahaukar

Dans l’obscurité, aux confins du monde, se pressait une chose immonde. Le premier des Niahaukar, le dernier des créateurs du vide, les démons de raison. Il hurlait et gesticulait dans le noir, qui est son origine, car le temps s’écoule et que l’eau roule, car le soleil brûle et les étoiles réchauffent nos cœurs. De l’humanité méprisée, il ne souhaite que la fin, car alors il pourra mourir et renaître, combler le temps et détruire l’espace. Il sera alors libre, libre dans le vide, débarrassé de la contrainte et de la conséquence. Faites attention, vivez dans l’obscurité et oubliez la lumière des sentiments. Oubliez la pasion, car sinon le Naihaukar vous trouvera, et il se pourrait bien qu’il mette fin à votre souffrance d’une vie sans passion…

Des mots, juste des mots

Rêve aux corbeaux

Je suis blessé dans mon âme,
Comme un coeur en pagaille,
Comme un corbeau, j'ai mal,
De la fissure et la grisaille.

Même s'il y avait encore un temps,
L'espoir est torturé chaque instant,
Par la vue d'un être de raison,
Qui a perdu sa belle compassion.

--- Eleken, et un jour minable de plus.

jeudi 26 avril 2007

Au bord du lac 2 ...

La surface est noire d'ébène. Je devrais plutôt employer le terme qui me vient à l'esprit à sa vision. Sous le ciel bas et gris en début de nuit, la surface est ténébreuse. D'un calme morbide elle n'est agité par aucun souffle d'air. Aucune vie de semble plus l'habiter, aucun animal ne semble vouloir s'abreuver sur ses berges. Où que mon regard se pose le long de celle-ci, elles sont désertes et les maisons qui parsèment ses abords sont grises et ternes. Aucune lumière ne vient me soulager de cette oppressante atmosphère. L'électricité n'est probablement toujours pas rétablie...

Extrait du "Le Lac Rouge",
Confrontation au bord du lac,
Le troisième soir

mercredi 25 avril 2007

Les vrais drames : la sexualité du pamplemousse.

Dans cette vie, il y a de vrai drame, des choses affreuses, des crimes et tout le bataillon du 20h… Mais pourquoi certain sujet ne sont-ils jamais abordés ? Par exemple la sexualité du pamplemousse.

Vous y pensez vous à ce pamplemousse.

Lorsque vous en buvez le jus, vous croyez qu’il vient d’où le jus ? … Bref, les vrais sujets qui touchent le cœur et l’âme des gens.

--- Eleken, l'esprit léger aujourd'hui

mardi 24 avril 2007

A toi mon amie qui ne réponds pas

Chaque jour qui passe, je t'écris un petit mot, dans mes écrits tu me guides, au bout de mes bras tu rimes. Sur le papier, tu m'aides, à choisir, à écrire mes mots. A l'orthographe tu m'aimes, dans la grammaire nous fîmes. Et si au bout du compte je te mords, je te froisse et te plie, ne m'en tiens pas rigueur je t'en prie. C'est que je suis en train de penser. Je ne t'oublie pas mon amie, alors quand je te parles parfois réponds, car il m'arrive de me sentir bien seul, devant cette page qui reste blanche dans le silence.

--- Eleken à sa main.

...

Enfant des larmes,
Prends tes armes,
Monte sur la colline,
Vers la lumière divine.

Mène ton combat,
Comme une femme en colère,
Car la victoire est joie,
Mais la défaite amère.

--- Eleken, et hop, un mardi :o)

lundi 23 avril 2007

Au bord du lac...

"Henry m'a dit que le seigneur soit avec moi. Mais de quel seigneur parle t-il ? De quel dieu veut-il que je sois l'esclave ? Je ne m'abaisserai plus jamais à croire que j'ai un dieu bienveillant au dessus de moi. S'il existe, alors je lui crache au visage. Je le renie. Je l'enferme. Je l'oublie.
J'ai mal, j'ai mal chaque fois qu'un oiseau vole au dessus de moi, chaque fois qu'une porte s'ouvre, chaque fois qu'un évènement de ma vie me rappelle ce que j'ai perdu.
Alors, toi mon ami, je veux bien comprendre qu'aujourd'hui tu souffre à ton tour, mais ne viens pas me parler du seigneur ! Ne viens pas me parler de cet ordure !!! Je suis ma propre voie, je suis mon seul maître désormais.
Je suis seule... Et seule je l'affronterai."

lundi 16 avril 2007

Rêve encore un peu

Le long du fleuve,
Où pousse la fleur,
Je cueille mon bonheur,
De tes yeux sa couleur.

J’ai entendu l’oiseau,
Posé sur la branche au loin,
Il y fredonnait un refrain,
Pour un destin si beau.

--- Eleken, il fait beau, il fait chaud, ...

vendredi 13 avril 2007

...

C'est aujourd'hui que mon âme,
Est morte sur cette lame,
Elle fût jetée sur mon corps,
Elle s'est plantée dans mon remord.

Si je n'avais que le regret,
Mais j'ai aussi le désespoir,
Cette vie, je ne peux plus l'affronter,
Je préfère finir que vivre dans le noir.

--- Eleken, autant disparaître quand on existe pas

jeudi 12 avril 2007

Ci-gît le regard d'antan

Quand je regarde par la fenêtre, quand je vois le bleu du ciel, je me demande aujourd'hui pourquoi je le vois si gris. Chaque souffle de vent viens m'apporter la triste nouvelle. Chaque oiseau, sa chanson funèbre. Mon inspiration est morte ce jour, un jeudi trop sombre.
Et pourtant chaque seconde je me penchait sur elle, cette inspiration aux belles prunelles... Chaque fois je me suis relevé mordu. Mais je pensais mes plaies, c'est sans importance. Mes pages, avant elle, étaient vide.
Maintenant sans elle, le vent est triste, le soleil est morne, la vie est insipide et mes pensées monotones.
J'aurais tant aimé te retrouver, toi qui remplissait mes pensées de grammaire et de mots... Mais il semblerait que la peur soit la plus forte, faisant fuir l'inspiration vers d'autre contrées...

Ceci est mon épitaphe, car ce jour d'amertume je suis mort...

Merci de m'avoir lu... mon amie.

--- Le crayon de papier d'Eleken

mardi 10 avril 2007

La phrase du mardi

"Le travail c'est la santé, ...
Ne rien faire, la conserver !"

--- RK, particulièrement en forme ça fait plaisir à voir.
:oP