dimanche 9 septembre 2007

Il est derrière la porte...

Haletante, la respiration emballée, incontrôlée, s’étouffant dans sa propre salive, elle pénétra dans son appartement en claquant et verrouillant la porte derrière elle. Aussi vite qu’elle le pu, elle s'aida de tout son poids pour faire basculer la bibliothèque. Celle-ci s'abattit avec fracas sur la porte d'entrée, les livres qu'elle contenait s'éparpillèrent sur le sol comme autant d'oiseaux qui seraient venus s'écraser ici. Immédiatement derrière, un coup très puissant ébranla la porte et secoua le meuble, suivi presque simultanément d’un second qui fit craquer le bois qui commença à se fendre. Le son des coups résonnait en dissymétrie avec les battements de son cœur qui pulsaient en douleur dans son crâne enfiévrait. Elle regarda, paniquée, autour d’elle si elle voyait quelque chose pour l’aider, mais rien ne semblait pouvoir retenir cette monstruosité qui usait de toute sa force pour pénétrer l’appartement. Cette chose allait la tuer, elle en était sûre. Cette chose aller lui faire mal, lui arracher les chairs et la dévorer. Un hurlement terrifiant s’éleva de l’autre côté du mur, empli de rage, rempli de puissance, un cri animal et sans compassion. Elle frémit malgré elle, ses jambes manquant de se dérober sous elle. Elle s’éloigna de la porte en tremblant cherchant désespérément un endroit où se cacher. Son appartement ne comportait malheureusement pas de porte entre l’entrée et le salon. Elle se précipita dans celui-ci, sortir par la fenêtre était inconcevable, elle habitait bien trop haut, elle se jeta alors littéralement dans la salle de bain attenante et verrouilla la porte derrière son dos au moment où une explosion de bois retentissait à quelques mètres, suivi du bruit de pas lourds et rapides. Il était rentré. Les larmes submergèrent sa vue, et de petits sanglots s’échappèrent de sa bouche sans qu’elle pu les réprimer. Un grognement jaillit de l’autre côté de la porte et résonna contre les murs. Les pas se rapprochèrent, le son de sa respiration rauque de bête se rapprocha d’elle. Elle avait beau tourner la tête en tout sens, il n’y avait rien ici qui puisse l’aider, elle s’était elle-même enfermée dans un cul-de-sac sans issue. Un son de raclement ébranla la porte qui lui apparu comme insignifiante face à la puissance de ce qui se trouvait derrière. Ses griffes déchiraient avec aise ce bois trop fin. Un coup et une large fissure apparue en son centre tandis que le loquet était arraché à moitié du mur de plâtre… Le temps s’éternisa… Elle savait que le prochain ouvrirait la porte… Au prochain, il se jetterait sur elle et planterait ses crocs dans son corps. Elle prit conscience de l’odeur de fauve qui avait empli la pièce… Il attendait de l’autre côté de la porte, il faisait durer le temps avant de venir la massacrer, profitant des effluves de peur qui s’échappaient d’elle… Complètement désemparée, ne cherchant même plus à cacher ses sanglots, elle monta dans la baignoire et s’y assis après avoir tiré le rideau de douche. Elle se laissa aller là au désespoir et à la résignation. En position de fœtus elle pleura et hurla sans retenue pendant la longue minute qui s’écoula… Puis elle se tue… Et la porte s’ouvrit avec violence sur sa silhouette immense et monstrueuse…

--- Eleken,
Un petit texte plaisir avant un bon dodo :o)
...

...

Mon esprit retrouvé,
Ma fleur dans le près,
J'aime te sentir contre moi,
Sur ma peau ton souffle fait loi.

Tu m'avais tellement manqué,
De ton regard j'étais privé,
Aujourd'hui je te veux tout prêt,
Pour qu'à tes yeux je puisse murmurer.

--- Eleken,
Phase lecture, gratouillage et
visionnage de 28 semaines plus tard :o)

Jour du seigneur...

Je me lève tranquillement de mon lit et m'étire. Je sens mes muscles ankylosés revenir à la vie, mes os craquent sous l'effort. Un gémissement s'échappe de ma bouche quand je me lève. Hum, la journée va être dur. J'ai trop fait la fête hier, trop d'alcool, trop de musique. Kankoune, notre chat, qui m'a entendu me lever, accoure pour son lot de calinou. Le mécréant égoïste, lui dis-je, toujours à la recherche de papouilles sans se soucier si j'ai mal au crâne ou l'estomac dans les talons. Je consulte ma montre, déjà presque une heure de l'après-midi. Ce dimanche ne sera pas bien long et demain déjà le retour du travail. Je passe une main sur ma barbe naissante, je me dis que cela attendra demain pour me raser. Je plisse les yeux lorsque je glisse la tête à l'extérieur, ciel bleu, vent chaud, une magnifique journée qui s'annonce. Je pense alors que cela fait longtemps que je ne suis pas allé au bord de la Commane pour pécher la truite. Voilà une idée qui m'allèche immédiatement. Beaucoup plus motivé, je prends une rapide douche, enfile le pantalon et T-shirt de la veille, glisse mon livre en cours dans mon sac et passe au garage prendre le nécessaire... Et me voilà sifflotant, allant tout simplement pécher la truite dans cette petite rivière qui jouxte la maison que j'habite, l'ancienne maison de mes parents. J'ai décidé de passer l'après-midi à attendre le poisson en lisant une herbe coincé entre les dents... Et ce soir je passerai voir ma soeur... Voilà le planning d'un bon dimanche d'été me dis-je... Et demain, ah demain, je l'attends avec impatience... Car demain tu reviens, demain je te retrouve, demain, nous serons ensemble à nouveau. Un sourire bien plus grand étire mes lèvres et mon regard se remplis d'étoiles. Oui, demain sera bien... Et c'est sautillant d'une belle joie que je traverse le près, sous les acclamations des sauterelles, en direction du ruisseau...

--- Eleken,
Dimanche tranquillou en perspective,
Cet après-midi j'aide mon collègue de travail (Mr. Habibi) à finir son projet de stage :op,
Ce soir, je vais tranquillement compléter par des heures de lectures.
:o) ...

Journée sympa pour un week-end ensolleillé :o)



--- Eleken,
Je tiens à préciser qu'aucun chat (contrairement à ce que le dessin pourrait suggérer) n'a été blessé ou a pris part à une bagarre aujourd'hui. Il a juste bu beaucoup de bière aujourd'hui :oP et était (disons le honnêtement) un peu joyeux en fin d'après-midi... Heureusement le repas du soir et venu corrigé cet état, ce qui lui a permis (avec Julien) d'écraser au billard Maxime et Maxime (un 2ème ami du premier, ou là très compliqué tout ça ;o)).
Maintenant, le chat va aller faire un gros dodo car il estime qu'il est temps pour lui de Rêver... en Rouge :o)



MAJ



Petite version en couleur :oP

...

J'aurais aimé avoir plus le temps,
De te parler, trouver le moment,
J'aurais aimé pouvoir te murmurer,
Combien tu me manque mon aimée.

Maintenant que la nuit est là,
Que je suis seul ici bas,
Je sens grandir le manque en moi,
Car je pense sans cesse à toi.

--- Eleken,
Content, un oiseau murmuré est venu en ce jour
se poser sur mon bras, me caresser.
J'espère avoir, malgré la boisson et la musique,
Avoir su réconforter comme ce fut fait... :o)

samedi 8 septembre 2007

...

Un mot, un sourire,
Juste pour te dire,
Que dans cet endroit lointain,
Je pense à toi même quand je suis loin.

Un mot, sur cette page,
Pour te rappeler mon image,
Pour faire glisser la douceur,
Se couler dans la nuit, avec chaleur.

--- Eleken,
Un :o) pour le samedi,
un ... pour cette nuit.

vendredi 7 septembre 2007

Un soir j'ai parlé aux étoiles...

Je lève le visage vers le ciel gris, les nuages bas sur la ville. La bruine, douce et piquante de froid fige un sourire sur mes lèvres. Le temps est hivernal, presque glacial, le soleil est resté caché toute la journée par delà le toit du monde, nimbant la vallée de cette lumière spectrale... Mais pourtant, mais malgré le temps... Je suis heureux... Il fait froid, l'air mord ma chair sans cesse à travers mes vêtements, mais j'ai chaud au coeur... J'ai envies de bondir, me rouler dans l'herbe humide qui couvre mes pieds chaussés de bottes... J'ai envies de chanter avec la nuit tombante, j'ai envies de grimper dans cet arbre et crier tout ce que je ressens... Car ce soir, alors que le monde qui m'entoure s'assombrit, se disloque dans les ténèbres, mon esprit est emplie de lumière, mon coeur est emplie de passion. Je suis en cet instant plein de joie et de la certitude que rien ne pourra m'arriver, nous arriver, nous séparer. Je sais, je sens, que nous sommes réunit. Je sens, je sais, que je suis là avec toi, que je suis là pour toi... Et que tu es là pour moi. C'était écrit ce matin dans ton regard, c'était écrit ce soir dans ton sourire... Ô merveilleuse lune qui éclaire mon âme, partage avec moi mon bonheur, à cette heure, d'avoir cessé les pleurs, et d'ouvrir mon coeur. Ce soir, je suis là, sous la grésille qui deviendra neige dans la nuit... Et demain quand tu reviendras, quand la plaine sera recouverte d'un manteau apaisant de blanc, je courrai à ta rencontre, je te ramènerai chez nous, auprès du feu. Un chocolat chaud nous y attendra, et nous le partagerons pendant des heures, en discutant, en nous embrassant, en nous serrant l'un contre l'autre... Tout simplement, en nous aimant...

--- Eleken,
C'est le week-end :o) ...
Un soupçon de tendresse avec une pointe d'affection,
Le soleil sera là pour me guider sans raison.

jeudi 6 septembre 2007

Le message codé...

Voilà bien ma veine. Ce soir, alors que j'étais prêt à aller coucher mes vieux os, j'ai capté dans ma vieille radio un code bien mystérieux. Quel bonheur pour moi de recevoir pareille missive, un vrai plaisir, j'en salivais d'avance. Mais bon voilà, deux longues heures que je tente de le décoder par tous les moyens, je n'y comprends rien, ce message n'est pas sage, car je ne trouve pas son image. Pas de pivot, manque de J, manque de A, manque de virgule et d'apostrophe. Quel est donc ce mystérieux message qui me résiste alors que normalement rien ne me résiste. Je me demande, un peu anxieux, quel est le contenu, car je n'ai pas la graine d'un début. Est-ce une message heureux, d'une femme à son homme, un message de colère, d'une mère à son fils, un message blasé ou triste, un message heureux et joueur ? J'espère un message plein d'espoir, je crains un message plein de tristesse. Je ne comprends rien mes amis ce soir, car je me sens bien démunis. Depuis deux heures j'y pense, je regarde, je teste, mais rien n'y fait, le code reste entre mes doigts comme flou, sans début ni fin... "Moi qui ne voulais pas..." Mais le reste est mystérieux, ou bien "Même quand tu ne vois pas..." mais c'est aussi une drôle de suite. Un double C, un double E, je teste mais reste sur un trouble... Suis-je trop fatigué, trop vieux pour saisir. Si seulement j'avais l'amorce... "... C'est parce que tu peux encore parler avec moi." Hum, cela veux dire tout en étant incompréhensible, non cela ne doit pas être ça... Alors "... Que tu parles et pense..." Non cela ne colle pas... Je chercher mais ne trouve pas....
Ma chatte viens dans mes pieds ronronner. Elle me rappelle qu'il est tard pour un vieux nigaud dans mon genre et que je ferais mieux d'aller me coucher... Bon soit, j'y vais, je cherche encore une minute et puis j'y vais. Imagines, petite chatte, que ce soit là une déclaration d'amour. Ce serait dommage de ne pas la lire. Imagine, petite chatte que ce soit là une déclaration de guerre, ce serait dommage de ne pas en être avertis... Je ne sais pas trop, je pense qu'il y a là un beau message, dont j'espère avoir la solution demain matin, après une bonne nuit de sommeil... Je pense que les derniers mots sont "Avec moi", je me dis alors que c'est un beau message, et je pense pouvoir rêver... J'aimerais confirmation, mais je pense que ce code va occuper mes rêves et qui sait, peut-être demain, la solution me sera exposée... Seigneur, que le temps à passé... Est-ce déjà l'aube que j'aperçois par delà mes vitres... Je me sens bien fatigué... Je vais donc me coucher... Mais oui c'est certain, une solution bientôt j'aurais...

--- Eleken,
Trop de consonnes, pas assez de voyelles, je ne trouve pas le point clef.
Je pense à un beau message :o)... Mais j'espère confirmation demain matin, à l'aube.

...

Ce soir mettre du bonheur,
Dans nos vie pour l'heure,
Aujourd'hui fût un peu dur,
J'espère un lendemain plus pur.

Sois sûre que ce soir,
Alors je m'endormirais dans le noir,
Mes rêves seront pour toi,
Me menant au sommeil plein de joie.

--- Eleken,
Parce qu'il faut bien relevé la tête,
Essuyer les larmes,
Aller de l'avant,
Et ne plus être un enfant
(capricieux... :oP ...)

...

Je me rappelle ce jour où tu es revenue,
J'avais finis par croire que je t'avais perdu,
Tu as levé vers moi tes yeux,
Et tu m'as simplement dit je le veux.

Depuis je prie chaque jour pour le suivant,
J'espère chaque jour en te revoyant,
Mais j'ai à nouveau peur de te voir partir,
Dans ce silence, dans ce masque, le pire.

--- Eleken,
Après-midi morose où je cache tant bien que mal
la douleur, mais elle rugît en moi.
Je sais que je ne suis pas le seul à souffrir...
Mais la souffrance est bien réelle.

Une lettre

Il y a toujours c'est moments, simples, courts, mais ô combien éprouvants. Cela commence toujours de la même manière, un titillement, un rebondissement, le bond d'une balle de caoutchouc jaune qui dans mon esprit rebondit et rebondit et rebondit, tournant à l'obsession ce qui n'ait pas de raison d'être. C'est une calamité, car chaque fois que cela se produit, je le sens arriver, je sais que je dois l'arrêter... Et toujours je sais ce qui l'arrêterait, rien de très compliqué, un mot, un regard ou un sourire, parfois une friandise ou le vol d'un oiseau qui dans mes cheveux passerait... Il suffirait de demander, pas d'attendre béatement devant l'inévitable... Et parfois c'est simplement cela, et cela passe comme c'est venu, sans remous ni vagues, sans remords ni regrets... Mais j'ai des remords et j'ai des regrets de parfois me laisser à agir de là sorte, égoïstement sans arriver à contrôler et à désactiver la crise que j'ai moi-même mis sur pied... *

Je regarde une nouvelle fois les mots que je viens de coucher sur ce parchemin, ma plume tremblante à ma main. Je renifle avec tristesse, décidément je ne suis pas doué, pour exprimer ce que j'aimerais dire. Peut-être devrais-je simplement lui déclamer mon amour, simplement couvrir le papier de poème, parfumé le tout et le recouvrir de mon cachet. Mais comment, comment faire... Elle n'est pas loin, ma princesse, qui je suis sûr m'attends en se faisant des tresses... Ah là là, n'était il pas plus simple pauvre idiot d'arriver à te contrôler. Te voilà bien embêter maintenant, et pourtant tu sais qu'elle t'as pardonné, et qu'elle n'attends qu'un mot susurré au creux de son oreille... Alors fait le simplement bougre d'abruti ! Bon, oui, je vais faire cela. Je repris ma plume, pris un autre bout de papier et j'y écrivis ces mots tout simplement.

Te amo**
Satisfait de ma lettre, résumant finalement la seule chose que je voulais lui dire, je la pliait et la cachetait du sceau familiale. le "T" des traski vain sceller dans la cire rouge, la lettre qui j'espère, m'accorderai le sourire tant espéré.
* texte traduit du latin pour plus de compréhension du lecteur
** texte volontairement laissé en latin parce que pas compliqué à comprendre.
--- Eleken,
Une lettre, une lettre, je me dois d'écrire une lettre.

Un mot dans la nuit...

Ce soir, je me tiens à la fenêtre, et je vois toute ta tristesse, toute cette colère que tu retournes contre toi. Ce soir, je suis triste de t'avoir laissé ainsi. Je voulais tellement faire, je voudrais tellement faire... Mais je ne puis rien sans ta volonté, je ne puis rien, car ce serait agir contre le temps et bousculer ce que je ne dois pas presser... Ce soir, je pense à toi, toi qui est loin de moi... Peut-être toi aussi regardes-tu les étoiles qui scintillent, peut-être toi aussi penses-tu as moi à chaque fois que tu regardes l'obscurité par-delà ta fenêtre. J’aimerais être prêt de toi ce soir, te serrer dans mes bras, déposé un baiser au creux de ton cou, te dire que je suis là, souffler des mots d’amour dans l’intimité de ton oreille… Ce soir je suis impuissant, car tu n’es pas là, je ne suis pas ici, nous ne sommes pas ensemble. Chacun de son côté, l’un triste, l’autre triste car le premier est triste. Un soutien, une âme, je suis cela… Mais ce soir, je ne puis rien de plus que de t’accompagner dans la nuit, dans tes rêves, dans tes espoirs… Ce soir je ne puis autrement faire que de t’accompagner de mes larmes, te caresser de quelques mots… Je suis là, quelque part, dans ton âme et ton esprit… Je suis là quelque part, dans ton cœur vivant comme la flamme… Je suis là prêt de toi, et je t’accompagne…


--- Eleken,
Au dodo les enfants, un :o) pour une bonne nuit,
je le souhaite. (...)

mercredi 5 septembre 2007

...

Une rime avant de partir,
Une rime pour un sourire,
Éclairer ton esprit,
D'une phrase, d'un ami.

Je sais que ce n'est pas facile,
Que c'est même difficile,
Mais rappel toi que tu n'es pas seule,
Alors ne porte pas ton linceul.

--- Eleken,
En espérant que ces quelques mots t'aiderons
à vaincre l'obscurité.
D'ami à amie.

...

Ce jour dans les ténèbres,
Emporté par la danse funèbre,
Ton esprit se laisse à la rage,
D'une plaie comme image.

Mais j'en pris réussi,
A surmonter ce sentiment,
J'aimerais voir mon amie,
Ne pas succombé à l'arrogant.

En ce moment la vie est dure,
Mais demain sera plus pure,
Accroche toi à un rêve,
Pour que, ta tête, tu relèves.

--- Eleken,
Ce jour, car il en est besoin,
De dire que je ne suis pas loin.

mardi 4 septembre 2007

Ma correspondante...

Je me rappelle bien notre correspondance, notre échange, nos mots... Interrompu comme on abat un oiseau... Je ne sais pas pourquoi, mais ces lettres que tu m'envoyais à intervalles réguliers ont cessé de me parvenir... Au début, j'ai cru à un simple retard de courrier, mais après quelques jours, je me suis résolu, cette semaine, pas de lettre, pas de fraîcheur dans ma vie de vieil homme... Seul me restait mon chien, Bogus, et ma chatte, Natoune, pour seule occupation. Un vieil homme sans famille guettant les lettres d'une anonyme. Je me rappelle encore la première, j'ai d'abord cru à une fausse adresse lorsque je l'ai reçu. À l’exception des courriers administratifs, je n'avais pas reçu de lettre personnelle depuis près de cinq ans, depuis la mort de ma cousine en fait. Et cette lettre, sans nom aucun, qui commençait simplement par ces mots "Mon cher ami...". Assurément je pris qu'elle n'était pas pour moi, mais je continuais néanmoins à lire ces mots rafraîchissants. Cette lettre était belle, sereine, joyeuse et colorée. Une lettre comme jamais je n'en avais lu. Une lettre qui me rappela qu’un jour j’en avais écrite de pareilles, mais aucune n’avait jamais été aussi libre et douce. Elle se terminait sur ces simples mots. "Je sais que tu te demandes qui t'écris, mais sois sûr que je suis heureuse de le faire, mon vieil ami. Dans l'attente de ta réponse." La lettre était donc réellement pour moi ? Je me rappelle mon excitation du moment, je réfléchis longtemps à qui pouvait bien se cacher derrière ces mots. Je scrutais la forme des lettres, tendant de me rappeler un visage derrière cette écriture qui, toute en me restant inconnue, m'était étonnamment familière. Et la signature, un enchevêtrement de boucles et de courbes, d'une belle finesse mais dans laquelle je ne découvrais aucun symbole reconnaissable.
Je restais longtemps dubitatif, mais après un temps de réflexion, je fis ce que j'aurais dû faire depuis longtemps, ce que j'avais abandonné depuis bien trop de temps. Je me mis à écrire une réponse. Je vous cacherai volontairement le contenu de cette lettre, car je juge à posteriori que nos échanges sont privés et strictement personnels. Mais je m'y livrais à corps perdu, dans une lettre longue de dix pages, expliquant çà et là ma vie, çà et là ce qui j'étais devenu... Et notre échange a duré deux ans, une lettre toute les deux semaines, pas moins, pas plus... Une correspondance où tu es restée mystérieuse sur ton identité, mais où j'ai appris à te connaître... À te reconnaître peut-être... Car j'avais beau ne pas savoir ton identité, je te connaissais, intimement, personnellement, je le savais, je le sentais... Et souvent je me suis pris à rêver que tu pus être elle. Mais jamais je n’ai osé te le demander. Mais je te connaissais. Cette manière de nous parler, ces mots que je choisissais, ceux avec lesquels tu me répondais... Tout m'était familier...
Mais depuis un mois, plus rien, mais depuis un mois, je n'ai plus reçu d'autre lettre... J'ai fini par envoyer une lettre, une deuxième, à la petite boîte postale où je t'envoyais mon courrier, mais il m'est revenu, adresse inconnue, courrier non délivré... Alors j'ai pleuré... Je venais de perdre la seule amie qui me restait... J'étais à nouveau seul... j'étais à nouveau seul...

Le soir même, le vieil homme s'est éteint, suivant dans la mort, sa correspondante qu'il avait aimé. Sa vie, il l'avait suivi, l'avait promit, l'avait chéri... Sa dernière pensée fût pour son amie anonyme... Et son dernier espoir fût de la retrouver, où qu'il aille.


--- Eleken,
Une histoire, juste pour dire, que j'angoisse quand d'un coup les messages sont coupés, et que j'espère sans arrêt... Vous comprenez pas, normal, c'est une autre histoire ;o)
Mais je vais garder le :o), sinon la nuit risque d'être longue.
MAJ
J'espère qu'au delà des larmes, ce texte est aimé... anonymement :o)

...

Tu es partie,
Comme l'oiseau,
Dans l'après-midi,
Sans dire un mot.

Sur ces vagues sans douleur,
De ma bataille sans heurt,
Je souhaite ton retour,
Plus, encore et pour toujours.

--- Eleken,
Fait beau au moins aujourd'hui :oP

Le dîner

J'ai fait ripper le bout de mon ongle sur la pierre du briquet. Une flamme, haute et jaune, a jaillit à son sommet, illuminant brièvement la pénombre avant de retomber en une flamme plus fluette et contenu. J'ai allumé une à une les quatre bougies du chandelier, instaurant à la pièce un caché de mystère. Pendant que je disposais les couverts, les ombres ont dansé sur les murs. J'ai débouché la bouteille de vin, ai servit nos deux verres d'un jus écarlate. J'ai mis un disque dans le tourne-disque, une vieille balade que tu avais toujours aimé, regardé une dernière fois l'ensemble de la scène... Et je me suis assis, satisfait de l'ensemble, persuadé que cela te plairait, persuadé que pour cela j'aurais mille sourires et regard d'amour...

Mais c'était sans compter sur pluie, sans compter sur la chaussée, tes pneus usés, ta légère myopie et l'homme ivre qui arrivait en sens inverse sur la petite route qui te ramenait à la maison. Les bougies étaient finit depuis longtemps, quand, comme la cire, sur mes joues mes larmes se sont figées...

--- Eleken,
Qu'est-ce que je ferais pas pour un sourire,
un regard... Pour mon âme...

lundi 3 septembre 2007

Au soleil couchant, je me laisse dériver dans mes pensées...

Simplement j'étais là,
Et je regardais au-dessous,
Les vagues s'écrasant sur les rochers roux,
Arrachant à la mer, elle hurla,
De ses frètes liquides,
Dans mon avenir limpide,
Ce son qui semblait me chanter,
Toi, qui peux aimer, continuer,
Entend le chant des oiseaux,
Un songe t'avait prédit,
Un chemin pavé d'épreuves,
Tu l'as écouté, tu l'as trouvé beau,
Alors maintenant avec crédit,
Marche même pendant qu'ils pleuvent,
Cailloux et grêle,
La pluie, des étincelles,
Car au bout de cette grève,
Se découvre ton rêve.

--- Eleken,
Au grès du soleil, qui se soir se teinte de rouge au couchant,
J'écris, comme vient le vent,
Espèrant pour qu'il vienne, notre temps.

...

Le temps est déjà passé,
Sur cet instant donné,
Je me suis battu pour le conserver,
Mais je ne peux vaincre ce qui est compté.

Alors maintenant recommence,
La trop longue attente,
Vers un nouvel instant détente,
Je l'attends déjà avec impatience.

J'espère que d'ici là,
J'aurais des nouvelles ici bas,
Un murmure de cannelle,
Au souvenir de dentelles.

--- Eleken,
Un jour tu vis, l'autre... Un jour je le saurai.
Un besoin profond me prend et me serre,
Entendre la musique,
Danser sur son air,
D'une mélodie appelée... :o)

...

Une rime pour dire,
Que je pense à toi,
Le soir, le matin, sans frémir,
Le jour avec émoi.

Une deuxième pour soupirer,
Pour simplement espérer,
Te voir dans la vallée verte,
Que je ne pleure pas ta perte.

--- Eleken,
Un lundi matin seul mais sans solitude,
Accompagné d'un oiseau de nuit venu se poser sur mon épaule.